TERMES DE REFERENCE POUR L’ELABORATION D’UNE SERIE DE POLITIQUES DE BONNE GOUVERNANCE POUR LE
WiLDAF-AO

CONTEXTE ET JUSTIFICATION


Women in Law and Development in Africa – Afrique de l’Ouest (WiLDAF-AO) est la coordination ouest africaine du WiLDAF,
un réseau panafricain de promotion et de protection de droits des femmes en Afrique. La finalité du réseau est de contribuer
à l’émergence d’une culture d’exercice et de respect des droits des femmes en Afrique à travers la mise en oeuvre de
programmes de promotion et de renforcement des stratégies qui lient le droit au développement, afin d’accroître la
participation et l’influence des femmes à tous les niveaux.

Le bureau de coordination pour l’Afrique de l’Ouest a été créé en avril 1997 et est basé à Lomé au Togo, pays avec lequel le
réseau a signé un accord de siège en tant qu’organisation à but non lucratif en mai 2009. Il regroupe sous sa coordination
onze (11) bureaux pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée Conakry, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal et
Togo) qu’il a contribué à mettre en place et qui sont les principaux acteurs de mise en oeuvre de ses actions de terrain. En
effet, en dehors des actions d’envergure régionale que le WiLDAF-AO met en oeuvre directement, la majeure partie de ses
ressources mobilisées sont mises à la disposition des pays selon les priorités nationales pour les actions de terrain en
faveur des bénéficiaires.

La volonté du WiLDAF-AO d’être une organisation de référence en matière de droit des femmes et des filles s’est toujours
traduite par une participation active de ses membres et une gouvernance rigoureuse des ressources mobilisées auprès des
partenaires. Après plusieurs années d’action, le WiLDAF-AO a pu engranger des résultats satisfaisants pour l’avenir des
droits des femmes dans la sous-région et au-delà.

Mais force est de constater que la crise financière mondiale des années 2008-2009 avec sa cohorte de conséquences ont fini
par impacter sérieusement le WiLDAF-AO et créer ainsi un risque pour sa capacité à obtenir des résultats sur le terrain. En
effet, la chute drastique du volume des financements en faveur du secteur associatif due à la crise, a conduit les partenaires
financiers à revoir leur politique et mode d’octroi de subvention. La tendance actuelle est plus à la concurrence, mais une
concurrence qui met une pression énorme sur les organisations africaines, en ce sens que celles-ci n’ont pas souvent les
ressources requises en termes de moyens financiers, de compétences internes pour s’adapter avec diligence aux mutations
contextuelles.

C’est dans ce contexte que le WiLDAF-AO avec l’appui de certains de ses partenaires a mené des diagnostics
organisationnels qui ont révélé que l’institution a effectivement besoin de renforcer davantage ses capacités en termes de
contrôle interne pour pouvoir le hisser au niveau actuellement requis. En effet, il ressort que les référentiels de bonne
gouvernance actuellement disponibles ne sont pas suffisamment spécifiques et forts pour répondre aux nouvelles normes
d’éligibilité dans le cadre des financements. Pour ce faire, il est urgent que le WiLDAF revoie ses politiques existantes pour
les rendre conformes aux standards internationaux actuels, et en développe de nouvelles dont l’absence est dommageable
pour le réseau.

Pour y faire face, le WiLDAF-AO a sollicité et obtenu une contribution financière de son partenaire Africa Women Development Fund
en vue de développer une série de nouvelles politiques et procédures et par la même occasion réviser/renforcer celles déjà en
application.

Objectif général


L’objectif de la consultation est de recruter un spécialiste en développement organisationnel pour la révision et l'élaboration
d’une série de politiques devant contribuer à une optimisation du contrôle interne pour une gouvernance plus rigoureuse
au WiLDAF. Spécifiquement, le consultant devra :

-Faire un état des lieux des politiques existantes (code de conduite, politique anti-harcèlement) afin d’en relever les
éventuelles faiblesses ;
-Procéder à la révision desdits documents sur la base des faiblesses relevées;
-Elaborer une série de nouvelles politiques (la politique de dénonciation et de protection du dénonciateur, la politique de
gestion des conflits internes, la politique en matière de redevabilité, la politique de pérennisation du réseau, la politique sur
l’environnement et tout autre politique jugée nécessaire ainsi que les procédures pour une mise en oeuvre efficace;
-Organiser un atelier de validation et d’appropriation des nouvelles politiques par les membres du CA et tout le personnel.

Les tâches du consultant :

-Prendre connaissance et analyser les politiques en vigueur (code de conduite, la politique de lutte contre le harcèlement);
-Relever les insuffisances éventuelles et faire des propositions de renforcement;
-Organiser des séances d’échange avec les responsables du WiLDAF-AO ou toute autre personne dont la contribution est
jugée nécessaire;
-Produire un rapport de l’état des lieux;
-Produire les nouvelles politiques ainsi que les procédures de mise en oeuvre y relatives;
-Faire valider les documents actualisés et nouvellement développés par les responsables du WiLDAF-AO;
-Organiser l’atelier d’appropriation pour l’ensemble du personnel ;
-Produire un rapport de l’atelier de validation et d’appropriation.

Produits attendus :

-Le rapport sur l’état des lieux du code de conduite et de la politique anti-harcèlement existants;
-Une série de politiques incluant les procédures de mise en oeuvre validées ;
-Le rapport de l’atelier de validation.

Durée de la consultation

La durée pour effectuer cette mission ne doit pas dépasser 6 semaines. Elle prend effet à la signature du contrat par le
WiLDAF-AO et le consultant retenu.

Profil du consultant


Le cabinet ou le consultant indépendant devra

-être basé au Togo ou les pays limitrophes (Bénin ou Ghana);
-avoir une expérience confirmée (6 ans au moins) en développement organisationnel notamment en élaboration de
politiques et de procédures de contrôle interne des associations à but non lucratif d’envergure sous régionale;
-Avoir une bonne capacité d’analyse et de rédaction en français ou anglais;
-Avoir les compétences en facilitation d’ateliers.

Composition du dossier


Le dossier de candidature doit comprendre :

-La lettre de motivation;
-Le CV du candidat et une copie des diplômes pertinents;
-Les offres techniques et financières détaillées;
-Des copies de politiques déjà élaborées par l’intéressé;
-Deux lettres de référence.

Dépôt du dossier

Les manifestations d’intérêt doivent être envoyées uniquement par voie électronique aux deux adresses suivantes :
wildaf@wildaf_ao.org et wildaf@cafe.tg

Délai de soumission de la candidature


Les dossiers de candidature doivent parvenir au WiLDAF-AO au plus tard le 21 mai 2020 à 16H00 GMT avec objet
« CANDIDATURE POLITIQUES BG ».